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Et si les hommes aussi vivaient une “ménopause”… dont personne ne parle ?

  • Photo du rédacteur: Dominique Michel
    Dominique Michel
  • 10 avr.
  • 3 min de lecture


Le grand silence autour de l’andropause

Fatigue. Perte de désir. Irritabilité. Doutes. Et si ce n’était pas “juste l’âge”… mais une réalité encore largement ignorée : l’andropause.

On accepte que les femmes traversent une ménopause. Mais les hommes ?Eux devraient continuer, comme si de rien n’était.

Tenir. Assurer. Ne rien montrer.

Ce silence a un prix.


“Je ne suis plus comme avant” : une phrase qu’ils taisent

L’andropause ne surgit pas brutalement. Elle s’installe, lentement, insidieusement.

Et avec elle, des changements qui bousculent :

  • Le corps (fatigue, troubles sexuels)

  • L’élan (moins d’envie, moins d’énergie)

  • L’image de soi (sentiment de déclin)

Mais ce qui est le plus difficile, ce n’est pas le symptôme.C’est ce qu’il vient toucher en profondeur :

L’idée même d’être un homme.


Quand la virilité devient un piège

On a appris aux hommes à être :

  • Forts

  • Performants

  • Désirants

  • Maîtres d’eux-mêmes

Alors quand le corps ralentit, quand le désir fluctue, quand le doute s’installe…

C’est toute une identité qui vacille.

Et plutôt que d’en parler, beaucoup choisissent :

  • Le silence

  • Le déni

  • Ou la compensation (travail excessif, fuite, addictions…)

Parce qu’avouer une fragilité reste, pour beaucoup, impensable.


Ce n’est pas “dans la tête”… mais ça se vit dans la tête

Oui, il y a une dimension hormonale. Mais réduire l’andropause à une question de testostérone, c’est passer à côté de l’essentiel.

Car ce qui se joue ici est profondément psychologique :

  • Une perte de repères

  • Une peur de ne plus être à la hauteur

  • Une confrontation au temps qui passe

  • Une difficulté à exprimer ce qui se vit intérieurement

Certains hommes s’isolent. D’autres s’irritent. D’autres encore s’éteignent doucement.

Sans jamais faire le lien.


Et dans le couple, tout se complique…

Quand le désir diminue ou que la sexualité change, les malentendus s’installent vite :

"Il ne me désire plus." "Je ne suis plus attirante."

Alors que, bien souvent, il s’agit d’un bouleversement intérieur, pas d’un désamour.

Faute de mots, chacun interprète. Et la distance s’installe.


Briser le mythe : non, un homme n’est pas une machine

Non, un homme n’est pas censé être performant toute sa vie. Non, le désir n’est pas linéaire. Non, la vulnérabilité n’est pas une faiblesse.

L’andropause vient rappeler une vérité simple et dérangeante :

Un homme est un être humain, pas un rôle à tenir.


Et si on changeait de regard ?

Et si, au lieu de voir l’andropause comme un déclin, on la considérait comme un passage ?

Un moment pour :

  • Ralentir

  • Se questionner

  • Redéfinir ce qui compte vraiment

  • Sortir de la performance pour aller vers plus d’authenticité

C’est souvent à cet endroit-là que quelque chose de plus juste peut émerger.


Le rôle du psychologue : remettre de la parole là où il y a du silence

Parce que ce qui n’est pas dit s’alourdit.

L’accompagnement psychologique permet de :

  • Mettre des mots sur une expérience souvent confuse

  • Travailler l’estime de soi en dehors de la performance

  • Déconstruire les modèles rigides de virilité

  • Restaurer le dialogue dans le couple

  • Réinvestir une sexualité plus libre, plus apaisée

Parler, ce n’est pas s’effondrer. C’est commencer à se comprendre.


En conclusion : sortir du tabou, enfin

L’andropause existe. Et non, elle ne devrait pas être un sujet honteux ou invisible.

Le vrai problème, ce n’est pas ce que vivent les hommes.

C’est qu’ils le vivent seuls.

Briser le silence, c’est déjà reprendre du pouvoir.

Et parfois, c’est là que commence une autre manière d’être soi.

 
 
 

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